2022

2022 (4)

Résidence du 14 au 16 février
PERIGUEUX

Avec une mise à distance ironique mais aussi une volonté poétique, ce projet questionne ce qu’habiter un territoire signifie et espère proposer un regard personnel à partir des témoignages des habitants que les auteurs auront rencontrés.

Le Peuple du 45e Parallèle / Cie Parallèle

Le projet artistique
Parallèle(s) est un collectif qui rassemble artistes et auteurs d’horizons divers, créé en 2017 à l’initiative du photographe Nicolas Lux. Parallèle(s) évolue et se nourrit des expériences de chacun au service de projets commun.
En cela, le projet artistique de Parallèle(s) est pluridisciplinaire. Il explore des formes, pour la scène et les arts visuels, qui font intervenir des lieux et leurs habitants en questionnant leur perception, leur regard, leur appartenance au territoire.
Parallèles engage ses projets dans l’infra-ordinaire, à contre-courant du seul fait spectaculaire, pour creuser un sillon intimiste et intègre.
Le territoire étant un terme polysémique, il peut, dans sa caricature, n’être qu’une illusion.
Parallèles cherche à questionner le sensible de ces lieux, à s’approcher des préoccupations de ses habitants, femmes et hommes, pour faire émerger des regards en décalage des stéréotypes dans lesquels nous pouvons être cloisonnés.

Le Spectacle «  Le Peuple du 45e Parallèle »
Un écrivain voyageur a accepté une commande artistique : il doit traverser un territoire français, le nord de la Gironde, en suivant la ligne du 45° Parallèle nord, enquêter sur le terrain et raconter cette France périphérique, semi-urbaine, rurale qui a semblé resurgir politiquement et médiatiquement avec le mouvement des Gilets jaunes.
Plus habitué aux exotismes lointains, cet écrivain voyageur est pétri de clichés sur ce qu’il voit, il incarne un certain mépris mais dès le début, il disparaît et laisse son assistante, Sophie, dans l’embarras. En cherchant une solution, elle part à la rencontre de personnages qu’il a rencontré et dont il a laissé traces dans des carnets.
De Lacanau à la « frontière » avec la Dordogne en passant par Saint-André-de-Cubzac, la traversée évoque des territoires en dehors des métropoles dont « on parle peu », sinon pour évoquer la difficulté de le définir, la paupérisation, le sentiment d’abandon, le déclassement social et géographique, l’autodénigrement, l’absence d’horizon, le vote élevé pour le Rassemblement national etc.
« Peuple du 45° », avec une mise à distance ironique mais aussi une volonté poétique, questionne ces représentations, ce qu’habiter un territoire signifie, et espère proposer un regard personnel à partir de ceux des habitants que les auteurs auront rencontrés.
Ce projet porte une vision universaliste forte et, au-delà de son territoire de création, parle avant tout des assignations que nous véhiculons et qui nous sont indiciblement imposées.

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Mardi 25 janvier - PERIGUEUX
Mercredi 26 janvier - CREYSSE
Vendredi 28 janvier - PARCOUL-CHENAUD

Fabien Bassot nous fait partager à travers ce récit, l'histoire d'un jeune indien qui a grandi au milieu la nature canadienne.

Étranges Lectures / Jeu blanc

« Je n’étais pas là le jour où le premier cheval indien est arrivé jusqu’à notre peuple, mais j’ai entendu cette histoire tant de fois quand j’étais enfant qu’elle est devenue réelle pour moi. Les Ojibwés n’étaient pas un peuple du cheval. Notre pays existait à l’état sauvage : lacs, rivières, tourbières et marécages entourés de citadelles de forêt, de pierre et du tissage labyrinthique de la nature. Nul besoin de cartes pour le comprendre. Nous étions le peuple des manitous. Les êtres qui partageaient notre temps et notre espace étaient le lynx, le loup, le glouton, l’ours, lagrue, l’aigle, l’esturgeon, le chevreuil et l’orignal. Le cheval était un chien-esprit fait pour courir dans des espaces dégagés. Il n’y avait pas de mot pour le désigner dans notre ancienne langue jusqu’à ce que mon arrière-grand-père en rapporte un du Manitoba.»

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Samedi 29 janvier
BELVES

Cette conférence animée par Jean-François Gareyte présente l’histoire de l’hérésie en Périgord.

Au Temps des hérétiques

On situe habituellement les hérétiques, surnommés les « Cathares » dans le Pays de Toulouse. Cependant, les chevaliers de la croisade contre les Albigeois affirmaient que le Périgord abritait « Le siège de Satan » le long de la Vallée de la Dordogne.

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Explorer les processus de métamorphose comme en écriture se construisent des anagrammes pour révéler le sens caché du monde, la face cachée des êtres : découvrir cette remarquable lumière d’un sourire spontané !

Tisser ce lien invisible mais nécessaire en retrouvant le goût du corps en mouvement : mouvement subtil du souffle en soi qui réveille l’âme poétique et nous donne à se ressentir plus vivant, dans une relation dynamique et douce envers soi-même et les autres.

Apprendre à observer et cultiver toutes les nuances contenues dans les variations d’espace et de temps. Loin de toute performance, entrer dans la musicalité du monde, le frémissement du paysage intérieur et extérieur. Jouer des sens comme on joue d’un instrument qu’il s’agit d’accorder et d’expérimenter à nouveau. Réveiller cette part d’enfance toujours là, même si parfois endormie… mais jamais éteinte.

Faire sourire la part d’enfance cachée en chacun ! Petits et grands, jeunes et vieux : il n’y a pas de frontière à l’engagement quand il est authentique.