Polaroïd 2 Polaroïd 2 © Fabrice Thomasseau

Rebuts

Le Domaine perdu à Meyrals, espace dédié à l'art contemporain, accueille les oeuvres de Fabrice Thomasseau et simultanément dans la petite galerie une exposition de Heinz Jahn.

Les travaux de Fabrice Thomasseau interrogent notre rapport au territoire dans ses multiples dimensions : géographique, humaine, sociale mais aussi mémorielle et poétique. Ses images, aussi bien captées au travers de photographies, de gravures ou de peintures qui entrent en dialogue les unes avec les autres, créent un terrain de confrontations et d’associations.

Il expérimente des rapprochements ou des écarts montrant simultanément des objets et des vues de lieux chargés d’une mémoire collective. Sa pratique artistique traversée par les constats de l’anthropologue Marc Augé (Non-lieux, Le temps des ruines, Les nouvelles peurs...) laisse apparaitre un état des choses empreint d’intranquillité et de solitude. Paysages suburbains, architectures postindustrielles et objets abandonnés sont autant de vanités contemporaines qui nous renvoient aux mutations de notre époque comme à notre propre vulnérabilité.

L’exposition présentée cet automne au Domaine perdu mettra en résonance l’ensemble des supports et techniques utilisés par l’artiste. Plusieurs œuvres auront été travaillées au cours de résidences effectuées à Meyrals (la première s’est tenue pendant les vacances scolaires de novembre 2019). Quant aux sujets, ils ont été « glanés » dans leur grande majorité en Belgique, où Fabrice Thomasseau vit depuis 2013, et en Nouvelle Aquitaine, notamment en Sarladais.

Exposition "Rebuts" de Fabrice Thomasseau
Exposition "Recent works" de Heinz Jahn
du 26 septembre au 1er novembre

Galerie du Domaine perdu - MEYRALS
vernissage commun samedi 26 septembre à 17h
Renseignements : 06 83 50 01 11 (Domaine perdu)
Entrée libre du mardi au dimanche de 10h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h

 

Exposition "Recent works" de Heinz Jahn
dans la petite galerie du Domaine perdu

Fabriquées de façon artisanale, à base de matériaux rudimentaires et de formes simplifiées à l’extrême, les œuvres de Heinz Jahn s’inscrivent dans le lointain sillage de l’Arte Povera. Un art du « modeste » qui échappe à l’austérité du genre grâce à un sens inné du jeu et un humour de tous les instants. Heinz Jahn célèbre la légèreté ; ses objets qui paraissent souvent fragiles, ficelles ou brindilles peintes, sont empreintes de grâce et de poésie. Tout comme ses aquarelles et ses gouaches qui ne sont pas sans rappeler dans l’esprit les délicieuses miniatures de Julius Bissier et où il parvient à une réduction presque totale des éléments picturaux, seules apparaissant quelques taches de couleur pure rehaussées de tracés succincts.