Artistes du Pavillon au Pôle d'Interprétation de la Préhistoire

L'Agence culturelle départementale et le Pôle d’Interprétation de la Préhistoire aux Eyzies-de-Tayac accueillent en résidence trois artistes de la résidence Pavillon en collaboration avec l'Ecole supérieure des Beaux-Arts de Bordeaux (EBABX).

Depuis sa création, Le Pôle International de la Préhistoire, devenu récemment Pôle d’Interprétation de la Préhistoire, a pour vocation de valoriser les ressources patrimoniales et paysagères de la Vallée de la Vézère, un territoire riche de sites archéologiques et préhistoriques dont quinze sont classés au patrimoine mondial de L’Unesco. Autant de ressources qui rendent naturelle sa labellisation « Grand Site de la Vallée Vézère » actuellement en projet. L’adhésion au dispositif des Résidences de l’Art en Dordogne figure parmi les différents programmes mis en œuvre - touristiques, éducatifs, culturels – pour mener à bien cette mission de valorisation.  Depuis 2007, des artistes en résidence issus des arts visuels sont régulièrement invités à venir confronter leur art à ce territoire exceptionnel qui porte en lui l’empreinte des premiers gestes. Vincent Corpet, Hong Zhu, Balthazar Auxiètre et récemment Mathieu Dufois ont résidé sur le site et produit de nouvelles œuvres nourries de cette immense creuset de traces et de signes qui remonte aux origines de l’humanité.
En 2019, ce programme de résidences s’élargit et inaugure un nouveau partenariat avec une structure de Nouvelle-Aquitaine : L’EBABX dirigée par Dominique Pasqualini qui abrite depuis 2017 peu Le Pavillon, laboratoire dédié à la création, jadis implanté au Palais de Tokyo à Paris. Tête chercheuse de talents émergents, Directeur artistique du Pavillon, Ange Leccia repère tous les ans de jeunes artistes de la scène internationale de l’art contemporain à qui la structure offre 9 mois de résidence, comprenant des temps de recherche, des rencontres avec des personnalités de l’art en interaction avec l’activité de L’EBABX, des workshops, un projet d’exposition au terme de l’accompagnement.

En 2019, la résidence de recherche est envisagée dans une optique de décloisonnement avec la présence de nouveaux partenaires : L’Université de Bordeaux,  le CAPC musée d’art contemporain de Bordeaux, le Musée d’Archéologie-MAN de Saint-Germain-en-Laye, FACTS,  le Pôle d’Interprétation de la Préhistoire en Dordogne et l'Agence culturelle départementale.
L'objectif du séjour en résidence porte sur le territoire de la Vallée Vézère, son histoire, son paysage...
Les trois artistes retenus bénéficieront de deux temps de résidence au Pôle d’Interprétation de la Préhistoire en avril et en juin 2019. Une restitution publique aura lieu à l’automne.
Cette collaboration s’inscrit dans le contexte de la signature du Contrat de filière arts plastiques et visuels en Nouvelle-Aquitaine 2018-2020, qui vise à créer une véritable dynamique de filière, à stimuler et favoriser les relations et coopérations des acteurs des arts visuels de la région Nouvelle-Aquitaine.

LES ARTISTES

Xavier Michel
Né en 1990
vit et travaille entre Rouen et Nice
Formation : Diplôme d’Ingénieur à l’ESIGELEC – DNAP au Pavillon Bosio (Ville de Monaco)
DNSEP à la villa Arson.
Site internet

J’ai principalement une pratique de sculpteur qui ne fait surtout pas de sculptures. Apparaissent des intentions de faire du cinéma ou de la musique, qui n’aboutissent qu’à d’autres formes le plus souvent impures. Ceci est dû à une trajectoire de travail qui dévie lorsqu’elle approche une forme
de finalité, la production pourrait faire art, mais préfère fuir cette destinée.
Xavier Michel

 

John Mirabel
Artiste franco-américain
Né en 1988, John Mirabel est originaire de Bergerac.
Vit et travaille entre Leipzig, Bruxelles et Milan.
Directeur artistique du projet Passage à Bergerac, il a été commissaire des expositions 2016 et 2018.
Site internet

Je suis un artiste conceptuel. Dans mon cas, cela signifie que peu importe le matériau, le support, la forme, vient d'abord l'idée, l'intention. L'idée me dit quel médium utiliser. Par conséquent, d’une œuvre à l’autre, j’utilise différentes formes et divers matériaux qui sont ensuite classés en «sculpture», «dessin», «installation», etc. Dans tous les cas, le processus est toujours le suivant : je réagis et compose. Ensuite, vous choisissez ce que je vous ai imposé ... John Mirabel

 

Ji-Min Park
Née en 1987 à Seoul (Corée du sud)
Vit et travaille à Paris (Ile-de-France, France)
Formation : ENSAD, Paris (2009 - 2015)
Site internet

Mon processus créatif est basé sur une archive de photographies personnelles dont je choisis de révéler ou extraire certains détails. Par des effacements successifs allant jusqu’à l’abstraction, je cherche à transmettre des émotions faisant appel à une mémoire collective. L’ambiguïté qui se tend alors entre la figuration et l’abstraction devient motrice de ma démarche.
Partant d’un matériau pouvant relever de l’intime ou du personnel, je m’efforce de révéler des formes dégagées de leur contexte autobiographique
. Ji-Min Park