Pack - 2014 Cristal soufflé, installation flottante - 100 x 200 cm Pack - 2014 Cristal soufflé, installation flottante - 100 x 200 cm

Mathilde Caylou

Mathilde Caylou développe une passion pour le verre, soufflé ou moulé, le matériau principal avec lequel elle réalise ses installations. Elle a été retenue dans le cadre des "Résidences de l’Art en Dordogne" pour mener une résidence de recherche au Centre Hospitalier Vauclaire à Montpon-Ménestérol de janvier à septembre 2018 avec pour fil conducteur, Trace(s) de vie.

Lorsque Mathilde Caylou arrive en janvier au Centre hospitalier Vauclaire, l’Isle est en crue. Le jeu de reflets des arbres dans l’eau troublant la perception de l’espace lui évoque d’emblée  la notion de flottement. Une résidence d’artiste n’est-elle pas également un temps de flottement, vécu  hors du quotidien, voire hors du monde ? Cet hors du monde qu’elle perçoit également dans l’hôpital, milieu protégé, unité de vie fermée, même si  Vauclaire - elle s’en rend vite compte - est aussi lieu de passage et d’ouverture sur l’extérieur.
Au cours de ses déambulations, l’artiste découvre son environnement, rencontre les patients, réinterroge la question du réel et de son interprétation, de la norme, de la représentation.
Trois projets se profilent peu à peu.
Le premier intitulé, Perceptions, repose sur une  cette distorsion qui existe entre la réalité et l’interprétation subjective que l’on peut en faire. Cette confrontation prendra la forme esthétique de photos et de dessins gravés sur verre, superposées dans un même cadre, rendant compte d’une même réalité et à l’origine de perceptions vibratoires troublantes.
Un autre axe de sa recherche se porte sur le réseau d’eau du complexe hospitalier.
L’ une des spécificités de Vauclaire réside dans son autonomie concernant la gestion de l’eau, depuis sa captation dans la rivière voisine,  son assainissement jusqu’à sa distribution en circuit fermé.  Le verre et l’eau ayant des similitudes plastiques et physiques, l’artiste entreprend de récréer en verre, à échelle resserrée, ce réseau sous forme de  sculpture transparente, squelette fragile ponctué de billes colorées signalant l’emplacement des châteaux d’eau.  A ce canevas organisé, canalisé, se superpose le tracé de la rivière, organique et irrégulier. Métaphore d’une irrationalité à canaliser ?
Le troisième projet se tourne vers l’intérieur de l’hôpital. A partir de ventouses en verre soufflée, l’artiste imagine une sculpture suspendue, les ventouses adhérant à une nappe en silicone reproduisant le dessin du carrelage de l’hôpital, chacune d’elles contenant un objet miniature en verre représentant la personnalité d’un patient rencontré : lunettes, bague, hélicoptère,… Ces objets fragiles sont protégés et conservés comme autant de « traces de vie », écho à la thématique de la résidence.

 

 

 

Présentation de l'artiste et de sa démarche au  public
lundi 29 janvier 2018 à 18h30 à l’association Zap’art / CHS Vauclaire / Montpon-Ménestérol
Restitution / exposition des projets et oeuvres créés en résidence : octobre 2018



Partenaires
Ministère de la Culture / DRAC Nouvelle-Aquitaine, Conseil départemental de la Dordogne, Centre Hospitalier Vauclaire, Association Zap’art, Conseil Régional Nouvelle-Aquitaine, Agence culturelle Dordogne-Périgord

Renseignements
Tel. 05 53 06 40 04 (Agence culturelle Dordogne-Périgord) - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Tel. 09 67 18 17 01(Association Zap’Art) - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.