DEMARCHE
« Plaçant la rencontre avec l'autre au cœur de son processus de création, Julie Chaffort, en tant qu'exploratrice curieuse, navigue et dialogue avec son environnement provoquant des situations drôles, surprenantes, émouvantes ou fantasques. Elle met ainsi en scène des présences humaines, animales ou encore végétales qui spontanément interagissent, se connectent et entrent en communion les unes avec les autres. Déplaçant le regard à travers cette idée de « pas de côté », l'artiste décale les perspectives habituelles pour ouvrir vers de nouvelles perceptions.
En jouant sur l'étrangeté, l'humour et l'absurde, elle invite le spectateur à questionner ses repères et à envisager l'altérité sous un angle nouveau ».
« Jouer est aussi de mise. S’amuser. Prendre plaisir. Générer des souvenirs. S’associer. Se côtoyer.
Rire et rêver. C’est indispensable à la création. L’élan de cette résidence serait le partage et la découverte joyeuse. »
Julie Chaffort - 2026
BIOGRAPHIE
« Pour Julie Chaffort, le cinéma est un médium dominant, naturel, qu’elle choisit très tôt de développer, à l’école des beaux-arts de Bordeaux où elle étudie, puis auprès de Roy Andersson qu’elle assiste, et de Werner Herzog dont elle suit le séminaire à sa Rogue Film School. Les vidéos de Julie Chaffort mirent le paysage, le toisent et le parcourent ; on y croise des hommes au destin tragique et des héros aussi beaux que les chants qui les accompagnent – peut-être pour en donner la mesure. Les gestes accomplis sont tout à la fois drôles et absurdes, l’avenir toujours incertain et les paroles s’envolent, attrapées par les branches d’une forêt ou englouties dans les eaux d’un lac. Les récits s’écrivent entre les longs plans-séquence et se devinent dans les détails que la lenteur permet d’observer comme l’on admire une nature morte. L’artiste ouvre des univers parallèles, atemporels et insituables, où le monde se signale à nous par ses infimes déplacements et l’infinité de ses signaux – étrangement menaçants.
En 2015, lors de sa résidence à Pollen à Monflanquin, elle réalise le moyen-métrage « La barque silencieuse » ; ce film, « aussi facétieux qu’émouvant, aussi déroutant que respectueux de tout ce qui s’offre à voir et à entendre » pour Jean-Pierre Rehm, est sélectionné en 2016 en compétition française et premier film au FID Marseille. Il est également projeté à la galerie Thaddaeus Ropac à Paris Pantin lors de l’exposition « Jeune création 66ème édition » et remporte deux prix indépendants, avec deux expositions à la clé, l’une pour la Progress Gallery, « Entre chiens et loups », et l’autre pour la galerie du Pavillon à Pantin, « Les cowboys », sélectionné également au FID 2017. Julie Chaffort remporte en 2015 le prix Bullukian et crée « Somnambules », une exposition personnelle présentée à la fondation. L’artiste a été lauréate du prix « Talents Contemporains » 2015 de la fondation François Schneider pour l’œuvre « Montagnes Noires » et obtient la même année, le prix Mezzanine Sud et expose au Musée des Abattoirs de Toulouse. Le film « La barque silencieuse » entre en 2017 dans la collection du FRAC Aquitaine ainsi que la vidéo « Nostalgia » dans celle du FRAC Occitanie Toulouse. En 2018, Julie Chaffort est lauréate du prix Mécènes du Sud Montpellier-Sète et obtient en 2019 la bourse de soutien à la création du CNAP pour l’élaboration de son projet vidéo « PRINTEMPS » dont une exposition monographie du même titre est présentée à l’ancien palais épiscopal des musées de Béziers avec le soutien de Mécènes du Sud Montpellier-Sète en 2020.
Son film « Légendes » a fait partie de la compétition officielle française et la compétition CNAP du FIDMarseille 2020. »
Julie Chaffort est née en 1982 ; elle vit à Poitiers. https://dda-nouvelle-aquitaine.org/julie-chaffort