Femme de lettre et paysanne, observatrice impliquée à la vie du monde, elle écrit dans « La piada » :
« Et je tracerai mon sentier, je trouverai ma route, ma route à moi, le chemin de ma sève. Je marquerai l’empreinte de mon pas . »
Les artiste donnent à entendre son amour du monde, des vaches et de la raie manta, des chemins tant parcourus, tant aimés, comme du fond de la mer, son intérêt pour le vivant et le mort, les questions qu’elle pose aux lecteurs comme celles qu’elle pose à l’arbre. Pour elle, tout est source de poésie. Chez elle, on trouvera un poème pour tout, pour tous, pour toutes les occasions, que ce soit l’arbre traversé par le vent, l’animal qui naît ou qui meurt. Elle l’écrit et en parle sans nostalgie, simple et terrestre, universelle et cosmique.
Ils choississent de l’exprimer dans un langage hybride, en paroles et en musique et comme elle l’a fait : tantôt en français, tantôt en occitan ou dans un même poème, d’une langue à l’autre.
Des paysages sonores plongent l'auditoire dans une écoute contemplative : paysage naturalistes ou abstraits, pré-enregistrés ou créés en direct, entre archives sonores, paysages impressionnistes et fréquences électriques brutes. Ils sont tour à tour ténus et lointains comme des souvenirs, ou remplissent l'espace sonore, à l'image d'une émotion intense et immédiate.
Chants et violon traditionnels sont également conviés, puisant dans les chansons que chantait Marcelle Delpastre dans sa famille. Poésie et musique alternent et se mêlent.
Un livret de traductions sera disponible au public pour qu’il puisse être à l’écoute de cette langue, se laisser toucher par ses sonorités, sans que le sens ne lui échappe.