Diplômée de l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg en communication graphique il a une dizaine d’années, Stéphanie Caillaud a d’abord travaillé dans l’édition. Graphiste et peintre, son travail nourrit sa pratique artistique, et vice versa, avec une prédilection pour les arts graphiques.
Depuis quatre ans, ses recherches se concentrent autour de l’écriture, de la calligraphie et de la performance, des expérimentations typographiques et gestuelles qui en découlent. Son expression se nourrit entre autres du travail de l’artiste peintre Fabienne Verdier, mais aussi de celui de Pina Bausch.
Graphiste, son environnement créatif est très cadré - en tant qu’artiste, elle cherche à exciter le point de rupture notamment avec les outils qu’elle utilise : à la recherche d’une exacerbation, d’une difficulté à dompter.
Si la contrainte anime et impulse son travail, sa pratique prend corps avec le chaos comme point de départ. Elle se déleste de ses repères et fait l’expérience de l’instant où l’impulsion du corps appréhende la matière physique. Elle s’ancre alors dans un geste à accomplir avec l’énergie fugace du corps impliqué. Le texte, bien sûr, y tient une place importante.