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Interview
Adeline Détée dans "Le Journal de Grosse Patate" Adeline Détée dans "Le Journal de Grosse Patate"

Adeline Détée : tout pour la jeunesse

Adeline Détée est comédienne et metteure en scène, co-directrice artistique avec Patrick Ellouz de la Compagnie du Réfectoire à Bordeaux. Passionnée par les écritures contemporaines jeunesse, elle aime à promouvoir ce répertoire auprès des enfants, des adolescents mais aussi des adultes. En tant que comédienne, on la retrouve sur le plateau dans les deux spectacles de la compagnie qui tournent en Dordogne cette saison : La Lune entre deux maisons et Le journal de Grosse Patate.

 Agence culturelle : Qu'est-ce qui vous a amené à la Compagnie du Réfectoire ?

Adeline Détée : La Compagnie du Réfectoire, c’est le début de mon aventure théâtrale avec les auteurs et les jeunes. Nous l’avons créée en 2000 à Toulouse avec Patrick Ellouz qui est metteur en scène. Histoires Pressées de Bernard Friot est un spectacle qui a beaucoup tourné en France, notamment grâce au Réseau Chaînon Manquant. La rencontre que nous avons eue avec les jeunes spectateurs a été décisive pour la suite de nos aventures théâtrales : nous avons décidé que nous travaillerions à l’avenir pour la jeunesse et à partir de textes dramatiques issus du répertoire contemporain. Dès lors, nous avons lu, énormément, nous avons passé des commandes, rencontré des auteurs.

A.C. : Pourquoi avoir choisi de travailler pour la jeunesse ?

A.D. : Parce que c’est à cet endroit-là que je me sens bien, à ma place, utile aussi peut être. C’est dans le théâtre jeunesse que l’on trouve aujourd’hui les dramaturgies les plus innovantes, les thématiques les plus engagées. S’adresser aux jeunes, c’est s’adresser à demain, c’est regarder vers l’avant, participer un peu, même de loin, à la construction de chacun. C’est ouvrir des possibles, faire réagir et inter agir.
Le spectateur jeune est un spectateur certes exigeant, il est sans pitié avec la justesse du rythme et ne supporte pas l’ennui, mais est aussi incroyablement généreux. C’est un spectateur pluriel aussi de par les différences d’âges et d’habitudes du spectacle ou non. C’est très émouvant d’être parfois le premier spectacle d’une classe d’enfants par exemple. Créer pour la jeunesse c’est une passion et un défi aussi.

Pour jouer pour les enfants, on joue comme pour les adultes, mais mieux. Stanislawski

A.C. : Qu'est-ce qui vous a touché dans les textes des auteurs contemporains Dominique Richard et Suzanne Lebeau, auteurs respectifs  d’Une Lune entre deux maisons et du Journal de Grosse Patate ?

A.D. : Lorsque j’ai commencé à lire le répertoire contemporain jeunesse, ce sont ces deux auteurs là qui m’ont d’abord interpelée. Suzanne Lebeau est une grande autrice de théâtre. Son écriture est délicate, ciselée, imagée, elle offre une matière à rêver puissante et complexe. L’Ogrelet, Salvador, Gretel et Hänsel sont des textes savoureux et riches. Une Lune entre deux maisons est l’un des rares textes à avoir été écrit pour la petite enfance. Il a mon âge et reste pourtant complètement dans l’univers des tout-petits d’aujourd’hui. Peut être parce qu’il porte en lui les fondamentaux, l’universel, les questions existentielles et essentielles : comment appréhender l’autre ? Comment oublier ses peurs ? Comment accepter ses différences ?

A. C. : La différence, une thématique que l’on retrouve dans Le Journal de Grosse Patate

A.D. : C’est effectivement par le biais de cette thématique de la différence que l’on peut rapprocher ces deux textes. Le Journal de grosse patate traite merveilleusement bien de la différence, des différences. Ce texte a été pour la compagnie, un vrai coup de cœur ! Au point que c’est d’ailleurs la deuxième fois que nous le montons. Il possède toutes les qualités qui me séduisent dans les dramaturgies pour la jeunesse aujourd’hui : la poésie, l’humour et le décalage, l’engagement et l’intelligence du traitement de thématiques souvent difficiles. Dominique Richard ose parler de tout. Et quand il en parle avec finesse et délicatesse aux enfants, il nous en parle à nous aussi, adultes et son message est sans concession. Grosse patate porte en elle toutes les différences intemporelles et cycliques que nous avons un jour rencontrées ou vécues. C’est ce qui en fait toute sa force.

Tournée de la compagnie Le Réfectoire en Dordogne

Le journal de Grosse Patate
Samedi 5 décembre - 17h - Salle Jean Macé -  Montignac - séance familiale
Jeudi 10 décembre - 10h et 14h - Salle du marché - Thenon -  (séances scolaires)
Mardi mardi 1er mars - 9h30 - 11h et 14h et mercredi 2 mars 9h30 - 11h -  Salle des Fêtes - Saint-Front-de-Pradoux (séances scolaires)
Vendredi 1er avril - 20h30 - Saint-Laurent-des-Bâtons - séance familiale

La Lune entre deux maisons
Mercredi 9 décembre - 9h30 et 11h  - Salle du marché - Thenon (séances scolaires)
Jeudi 31 mars - 9h30 et 11h - Saint-Laurent-des-Bâtons (séances scolaires)

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