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Erik Samakh : Nature et sortilèges © Agence culturelle

Erik Samakh : Nature et sortilèges

Dans le cadre des Résidences de l'Art en Dordogne

Accueilli par La Cave de Monbazillac en partenariat avec l'association Les Rives de l'Art, Erik Samakh va séjourner durant trois mois au château de Monbazillac pour concevoir un projet in situ. A l'issue de sa résidence, il dévoilera au public sa réalisation à partir du 20 juin, le jour même de l'ouverture du parcours itinérant d'art contemporain Ephèmères 2015.
Il a rencontré le public le 15 février dernier pour exposer sa démarche. Nous étions présents.

Déjà enfant, Erik Samakh se passionne pour la nature, parcourant les espaces verts, les rivages, observant le ciel pour y faire quelque découverte insolite ou y pratiquer des expériences saugrenues. Il est même rompu à la chasse aux lézards qu’il capture avec une étonnante dextérité.
Pour cela, affûter son oeil et son oreille devient essentiel. Cette extrême sensibilité des sens associée à une curiosité aiguë et à un goût de la contemplation, amèneront l’artiste à faire de la nature sa partenaire privilégiée, sa matière première.
Lorsqu’il sort de l’école nationale d’art de Cergy Pontoise, sa carrière est déjà bien engagée. C’est dans cette même école qu’il s’est formé aux nouvelles technologies, auxquelles il accorde une place prépondérante dans son travail. La nature brute et la technique la plus élaborée deviennent ses principaux outils.

Arpenteur par passion, Erik Samakh enchaîne les voyages en France et à l’étranger et les expériences professionnelles les plus diversifiées. De la forêt de Tijuca au Brésil à l’île de Vassivière dans le Limousin, de la Villa Médicis aux jardins du Musée Rodin, l’artiste crée le plus souvent en lien avec le site qui l’accueille. Ici ou là, il collecte des sons d’animaux, oiseaux, insectes ou grenouilles qu’il rediffuse dans des contextes différents par le biais de modules sonores autonomes. Ici ou là, il prend en compte les variations de lumière, le souffle du vent, le taux d’humidité pour réaliser des installations mouvantes, accordées au rythme des éléments. Les mouvements humains, eux-mêmes peuvent avoir un impact et provoquer l’intensité d’une source sonore ou même son arrêt total. Dans tous les cas, il s’agit de surprendre l’auditeur, de stimuler son imaginaire, de le dépayser ou le « repayser ».

Le mariage de la réflexion et de l’expérimentation en des propositions en constant dialogue avec la nature insufflent à celle-ci un supplément de poésie et de magie. Ainsi les flûtes solaires suspendues dans les arbres, les pierres lucioles qui au tomber du jour font scintiller dans les airs une myriade de points lumineux, les bassins vivants de lentilles d’eau nés d’une immersion en Marais Poitevin, les créations d’espaces végétaux à même d’attirer une nouvelle faune, tout est fait pour fasciner voire méduser. Par toutes sortes d’interactions invisibles, de subtilités cachées, la réalité se confond peu à peu avec la fiction pour réenchanter le monde.

Erik Samakh est à Monbazillac pour une résidence qui doit durer deux mois. Déjà, il a identifié le château comme un merveilleux « temple de lumière » de par son exposition et son isolement au milieu des vignobles. Lors de la rencontre qu’il a faite avec le public dimanche 15 février, il a livré son envie de mettre en lumière ce site connu surtout pour la saveur de ses vins.

Pour d'autres éclairages et l'accès au dossier de presse, lire l'article

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