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Interview
Vy Vy © Anik Rubinjajer

Tout conte fait

Dans le cadre du plan départemental de lecture publique piloté par la BDP, le conte fait l’objet d’une action spécifique. Depuis quelques années s'est tissé entre le BDP et  L'Agence culturelle départementale un partenariat qui permet aux compétences de s'additionner.

Dans le cadre du plan départemental de lecture publique piloté par la BDP, le conte fait l’objet d’une action spécifique. Depuis plusieurs années, l’Agence culturelle départementale vous accompagne dans ce domaine. Que retirez-vous de ce partenariat ?
Sandrine Pantaléao : Le partenariat de longue date tissé autour du conte a été réactivé ces dernières années. Il permet au réseau départemental des bibliothèques d’accueillir des spectacles plus conséquents au niveau technique, par exemple l’aménagement d’un plateau pour une mise en scène. Si la BDP assure la technique de nombreuses manifestations, elle ne dispose ni d’une équipe, ni de matériel professionnel à la hauteur de ceux que l’Agence peut mobiliser avec son pôle d’intervention scénique. C’est notre expertise sur le conte qui me semble vraiment intéressante dans cette collaboration. Notre responsable de l’action culturelle, Pascale Loubiat, travaille dans ce domaine depuis plus de vingt ans, elle connaît très bien l’univers des conteurs, leurs spectacles et sait dénicher le spectacle qui va apporter au réseau et au public un nouvel horizon.

Pourquoi valoriser ainsi le conte ? Est-ce une porte d’entrée essentielle vers la lecture ?
S. P. : Le conte demeure évidemment une porte d’entrée idéale vers la lecture et la littérature.
Depuis 25 ans, la BDP conduit un travail autour de la littérature orale et anime le fonds documentaire en s’appuyant sur les ateliers « Passeurs de Mots ». A l’origine, ces ateliers avaient pour vocation d’animer les bibliothèques du réseau départemental. Le conte s’est imposé assez naturellement. L’ensemble du dispositif repose depuis toutes ces années sur la mise en place de formations, d’expositions, de spectacles, de résidences et de confrontations des pratiques amateurs avec les pratiques professionnelles.

Le choix artistique se porte à l’évidence sur des formes contemporaines où le conte prend la forme d’un spectacle à part entière. L’enjeu est-il de sortir le conte du contexte passéiste des veillées traditionnelles ? Sur quoi se fonde cette préférence ?
S. P. : Le conte est sorti depuis de nombreuses années de ce schéma passéiste, les bibliothèques ont été un tremplin pour encourager les conteurs professionnels à passer de la cheminée à la lumière des projecteurs. Dans cette mouvance, nous souhaitons montrer que le conte est un art à part entière et que les conteurs d’aujourd’hui explorent et revisitent sans cesse le répertoire en le modernisant.

Vous accueillez cette année en partenariat avec l’Agence culturelle le spectacle Vy. Comment s’est fait le choix de ce spectacle ? Et comment les lieux de diffusion ont-ils été déterminés ?
S. P. : Nous essayons depuis trois ans de faire venir ce spectacle que notre équipe a repéré et qui a obtenu le Molière Jeune Public. Il présente l’originalité d’utiliser la marionnette comme outil du conte. Les lieux de diffusion sont toujours choisis par rapport à la dynamique des ateliers Passeurs de Mots. Chaque année, nous changeons de lieu pour nous adresser à des publics différents, et faisons toujours le lien avec le festival de conte Le Mois du Lébérou, dans lequel nous sommes très impliqués, Pascale Loubiat faisant partie de ses membres fondateurs.

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